« Bonheur à nous quand nous évangélisons ! »

14 octobre 2012

Sixième jour du Synode

Évangélisés, nous sommes appelés à évangéliser avec le courage et l’audace des premiers chrétiens, avec une confiance absolue en Dieu.

 

 

Le Cardinal Filoni, préfet de l’Evangélisation des peuples a rappelé que l’Eglise « a reçu sa mission du Seigneur : allez, baptisez et apportez le salut » ; c’est donc pour chaque chrétien «  une exigence intérieure jaillie du don reçu de Dieu ». « Pour traverser les lieux et les temps  », l’Eglise marche « sur deux jambes : la première évangélisation et la nouvelle évangélisation ».
En Occident, nombre de communautés sont marquées par « la lassitude ou la tiédeur des chrétiens ». D’où l’importance de faire du synode un « temps de grâce  », une occasion unique pour réfléchir sur « la valeur d’un nouvel engagement missionnaire » et sur les moyens à prendre pour « proposer à nouveau et courageusement l’Evangile  ». Au regard du nombre d’incroyants, baptisés ou non, « un défi est lancé à l’Eglise, signe et instrument de salut pour tous les peuples de la terre ».
 
Le cardinal Ravasi, président du Conseil pontifical de la culture… a souligné combien « l’évangélisation - comme à chaque époque de l’histoire - doit se situer aux carrefours de la culture contemporaine ». Il s’agit donc tout d’abord d’« adopter les nouvelles règles de la communication de l’image et du numérique, avec leurs dimensions incisive et synthétique » sans pour autant « abandonner la complexité du discours religieux ». De même, dans le domaine de « l’art », il est nécessaire de s’approprier « la nouvelle grammaire et stylistique des expressions artistiques contemporaines  », sans toutefois « perdre le lien avec la sacralité du culte chrétien  ».
Cette évangélisation, si elle s’adapte aux « cultures des jeunes » avec « leurs expériences collectives, avec un recours constant à la musique », peut porter une « fécondité qui lui est propre ». De même, si l’évangélisation prendre en compte la « sécularisation  », elle œuvre avec fécondité comme l’Eglise l’expérimente avec « le parvis des Gentils ».
 
Mgr Baxant, évêque en République tchèque, constate, malgré des décennies de communisme, un nouveau mouvement intellectuel dans la société et les élites, où se réveille l’intérêt pour les valeurs spirituelles et leur étude. «  Il est important que les nouveaux évangélisateurs » qui œuvrent au sein de ce mouvement « soient ardents de zèle pour embraser les autres ».
 
Pour le cardinal Robert Sarah, président du Conseil pontifical "Cor Unum" « L’activité caritative de l’Église » est une « chance énorme » pour « faire entrer la lumière de Dieu dans le monde, car la clef qui ouvre et ferme la porte de l’homme à l’annonce de l’Évangile est l’expérience que Dieu l’aime : sans cette simple vérité, l’homme moderne ne pourra jamais connaître véritablement le Christ ». L’histoire de l’Eglise illustre combien de nombreuses conversions ont eu lieu grâce au « témoignage enviable de charité » des chrétiens dans la mesure où « l’Église ne se réduit pas à une agence sociale. Car le défi de l’évangélisation par la charité est de « conduire, à travers l’œuvre de charité, au Dieu de charité ».
 
Le cardinal Joachim Meisner, archevêque de Cologne en Allemagne constate que dans nos sociétés , le fait que beaucoup n’aient pas d’intérêt pour les questions religieuses fait partie de la modernité  ». En réalité, « une grande partie des hommes est aux prises avec des questions existentielles, et ne sait ou n’admet pas qu’il s’agit de questions religieuses  ». C’est pourquoi « les routes de nos villes et de nos villages sont des lieux de diffusion de la foi », des lieux où le chrétien peut « porter l’Évangile dans le monde présent ».
 
Mgr Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec, a tout d’abord souligné que ceux qui sont « engagés dans la nouvelle évangélisation », sont « d’abord des hommes et des femmes ayant fait une rencontre personnelle avec Jésus, Seigneur et Sauveur : le témoignage de cette rencontre est la première exigence afin que le cœur de nos frères et sœurs soit rejoint. Revisiter cette expérience nous fait toucher la grâce originelle de cette rencontre et la renouvelle sans cesse. Évangélisés, nous sommes alors appelés à évangéliser avec le courage et l’audace des premiers chrétiens, avec une confiance absolue en Dieu. L’évangélisation est donc l’affaire de toute l’Église et de chacun de ses membres. Bonheur à nous quand nous évangélisons ! »