« La Nouvelle Evangélisation nait d’un amour passionné pour Jésus Christ »

28 octobre 2012

Entretien de José Prado Flores

Voici les extraits d’un entretien de José Prado Flores, fondateur des écoles d’évangélisation St André.

Voir la vidéo.

« Le jour où Saul de Tarse rencontre Jésus à Damas, il se met automatiquement à évangéliser ; les disciples d’Emmaüs dont le cœur brûle cette nuit-là, retournent à Jérusalem ; l’homme délivré d’une légion de démons désire suivre Jésus aussitôt, Bartimée de même ; c’est automatique. On veut évangéliser avec des dogmes, des doctrines, cela doit venir après. L’essentiel est de faire l’expérience du Salut avec Jésus, qu’il te fascine, qu’il soit le trésor caché, et qu’à le rencontrer, la joie déborde en toi. Et c’est là le premier pas dans l’évangélisation. »
 
« Quand Marie et Joseph sont revenus de Jérusalem, ils étaient tout heureux de leur pèlerinage… mais il étaient sans Jésus. Et dans le pèlerinage de mon Eglise, on est souvent dans la sociologie, la philosophie, la pédagogie, la liturgie… mais sans Jésus ! Des rites froids, car il manque l’Esprit-Saint, l’action puissante et efficace de l’Esprit-Saint. »

«  J’ai comparé la pédagogie de la foi à un match de football, qui a deux mi-temps : la première doit être jouée par les évangélisateurs, par les témoins qui ont vécu cette expérience de Salut. Dans la deuxième mi-temps entrent en jeu les catéchistes, les théologiens, ceux qui ont une formation doctrinale sérieuse et profonde. Et j’ai dit aux évêques : vous, vous êtes les entraîneurs : mettez en première mi-temps les évangélisateurs, en deuxième, les catéchistes. La première mi-temps pour les témoins, la deuxième pour les maîtres, et ainsi nous formons une équipe. Et pour les consoler je leur ai dit : c’est en deuxième mi-temps que le match se gagne ! »

 « Il y a une inertie séculaire dans l’Eglise : si certains sont prophètes, ils veulent jeter le filet de l’autre côté de la barque parce qu’en péchant du même côté, ils n’ont pas péché grand-chose. Bien, changeons de stratégie, jetons le filet de l’autre côté ! Mais il y en a beaucoup qui ne souhaitent pas changer de façon de faire, c’est pour cela qu’il leur est difficile de « naître de nouveau », c’est-à-dire un « naître de nouveau » pastoral dans le domaine de l’évangélisation. Ainsi, il manque dans mon Eglise la première annonce qui est la base, l’assise. Sans cette première annonce, tout ce qui est construit l’est sur du sable. »
 
« Je sens qu’il y a une grande tentation de vouloir tout mettre dans la nouvelle évangélisation : si elle est nouvelle, elle l’est vraiment, c’est-à-dire qu’il s’agit de la proclamation de l’Evangile qui est une personne, c’est Jésus. C’est cela l’essentiel, l’importance de la première annonce et que l’Eglise récupère la force kérygmatique que Saint Paul appelle « la force de Dieu », mais qui est aussi une « folie ».

« La Nouvelle Evangélisation naît d’un amour passionné pour Jésus Christ, une expérience de l’amour de Dieu dont tu ne peux t’empêcher de parler, et qu’à temps et à contretemps tu annonces la Parole. »