La Sagrada Familia, symbole de la nouvelle évangélisation

19 décembre 2012

Le visuel de texte de l’Évangile en fond de bandeau supérieur de ce site est celui d’un fragment des portes de la Basilique de la « Sagrada Familia » de Gaudi à Barcelone, immense vaisseau contemporain, puissamment évocateur de l’expression de la foi dans un langage contemporain, comme un symbole de la nouvelle évangélisation.

La Basilique de la « Sagrada Familia » de Gaudi à Barcelone
est un symbole de la nouvelle évangélisation, selon le président
Conseil Pontifical pour la promotion de la Nouvelle Évangélisation :
« Une nouvelle évangélisation est nécessaire parce
qu’est nouveau le contexte où vivent nos contemporains ballottés
souvent ici et là par des théories et des idéologies passées. L’exigence
d’un langage nouveau, en mesure de se faire comprendre par les hommes
d’aujourd’hui, est une exigence que l’on ne peut pas ignorer, surtout
pour le langage religieux marqué par une telle spécificité qu’elle
apparaît souvent incompréhensible. Ouvrir la "prison du langage" pour
favoriser une communication plus efficace et féconde est un engagement
concret pour que l’évangélisation soit réellement nouvelle.
On retrouve dans la Sagrada Familia de Gaudí une icône à laquelle le nouveau dicastère
entend se consacrer. Celui qui l’observe dans sa puissance
architecturale trouve la voix d’hier et celle d’aujourd’hui. Il
n’échappe à personne que c’est une église, un espace sacré qui ne peut
être confondu avec aucune autre construction. Ses flèches s’élancent vers le ciel, obligeant à regarder vers le haut. Ses piliers n’ont pas des chapiteaux ioniques ou corinthiens
et, toutefois, ils y font penser même s’ils permettent d’aller au-delà
pour suivre un entrelacs d’arcs qui évoque une forêt où le mystère
envahit l’observateur et, sans l’annihiler, lui offre la sérénité.

La beauté de la Sagrada Familia
sait parler à l’homme d’aujourd’hui tout en conservant les traits
fondamentaux de l’art antique. Sa présence semble s’opposer à la cité
faite d’immeubles et de routes à perte de vue montrant la modernité à
laquelle nous sommes invités. Les deux réalités coexistent et ne jurent
pas l’une à côté de l’autre, elles semblent même au contraire faites
l’une pour l’autre ; l’église pour la ville et inversement. Il apparaît
avec évidence, quoi qu’il en soit, que la ville sans laquelle l’église
serait privée de quelque chose de substantiel, soulignerait un vide qui
ne peut pas être comblé par davantage de béton, mais par quelque chose
de plus vital qui pousse à regarder vers le haut sans précipitation et
dans le silence de la contemplation.
 »
gr" data-scaytid="18">Mgr Rino Fisichella, 27 janvier 2011