« La nouveauté de l’évangélisation passe par le renouveau de la foi des baptisés. »

14 octobre 2012

5e jour du Synode

Plusieurs interventions des pères synodaux ont concerné les différents contextes d’annonce de la foi et les conditions de la Nouvelle Evangélisation.

Pour gr" data-scaytid="36">Mgr Jozef Michalik, archevêque en Pologne, si le message de la foi n’est plus « intéressant, attractif », c’est peut-être parce que ce message « n’est plus intéressant pour nous-mêmes, qu’il ne nous passionne plus  », et que « nous ne le prêchons plus dans nos familles et dans les rues de notre ville ».

Pour gr" data-scaytid="45">Mgr Nemet, Pdt de la Conférence des Evêques de Serbie, « nous ne sommes pas d’abord une organisation charitable car nous devons transmettre le Christ en priorité, et continuer en parallèle le dialogue avec tous ceux qui ne partagent pas notre foi.  »

Pour gr" data-scaytid="50">Mgr Williams, primat de la Communion anglicane, il ne s’agit pas de remplacer ou de confondre la mission évangélisatrice de l’Eglise à une « campagne humanitaire », car en réalité c’est « la foi même (qui) détermine l’œuvre d’humanisation », sinon sa mission serait « creuse ». Il estime donc que l’évangélisation « cherche à partager avec le monde, l’humanisation, comme le fruit de l’œuvre rédemptrice du Christ ».

Selon Frère Alois, prieur de la Communauté de Taizé, « il y a vraiment au synode une expérience de pentecôte : quand le primat anglican partageait avec les pères synodaux, il parlait comme un frère dans la foi, il y avait une grande unité dans le Christ, ce fut un moment de grâce et de communion qui donnent ce dynamisme pour une nouvelle évangélisation. Ce qui nous unit est plus grand que ce qui nous sépare : ce sont le baptême, la prière, la parole de Dieu, l’évangélisation. »
« Les jeunes ont besoin d’une expérience de prière et d’amitié entre cultures et confessions différentes : ils font alors une expérience du Christ.  »

Pour gr" data-scaytid="68">Mgr Le Saux, évêque du Mans « La Nouvelle évangélisation est une invitation à annoncer la nouveauté du Salut dans le Christ, la miséricorde de Dieu, dans un monde confronté à « un profond vide intérieur ». «  L’audace de l’évangélisateur ne vient pas d’une éventuelle supériorité, mais parce qu’il a expérimenté la joie du Salut  » ; il est par contre difficile d’évangéliser « lorsqu’on nous n’avons pas vécue cette expérience  ».
Il invite donc l’Eglise à « réveiller la conscience missionnaire des baptisés … capables de témoigner autour de lui de l’humble joie de connaître le Christ  » quoique « beaucoup sont marqués par une forme de relativisme  ». Il est donc prioritaire de « susciter des communautés vivantes et joyeuses traversées par un élan missionnaire » plutôt que de « raisonner en terme de couverture du territoire ».

Selon le Cardinal André Vingt Trois, Archevêque de Paris, « pour ce qui concerne la France, nous ne sommes plus dans une situation de post-chrétienté où il suffirait de gratter un peu pour raviver un catéchisme enfoui, mais il s’agit d’annoncer sur un terrain bien souvent vierge. Le problème de fond de la nouvelle évangélisation, n’est pas d’abord une question de moyen ou de méthode, mais avant toute de ce à quoi les catholiques pratiquants croient : les valeurs ou la générosité ne suffisent pas, il faut pouvoir croire à la mort et la résurrection du Christ, le vivre et l’annoncer. La nouveauté de l’évangélisation passe par le renouveau de la foi des baptisés pour qu’ils puissent évangéliser. »

Pour gr" data-scaytid="83">Mgr Bruno Forte, Archevêque de Chieti-Vasto en Italie «  Sans un nouvel élan missionnaire de la Paroisse, il sera difficile de vivre une nouvelle évangélisation radicale. Au regard des dons de l’Esprit que sont les nouveaux mouvements, ils représentent un instrument précieux qui est totalement dans l’esprit de la coopération des laïcs à la mission des pasteurs. Jeunes et familles sont les destinataires prioritaires de la nouvelle évangélisation.  »