La pédagogie de la foi ressemble à une « partie de football qui se joue en deux temps »

22 octobre 2012

Synode début de la troisième semaine

Des parcours ou écoles de la foi pour apprendre comment faire passer les personnes de « l’incroyance à la sympathie, de la sympathie à la conversion, de la conversion à la vie de disciple, et de la vie de disciple à la mission ? »

M. José Prado Flores, directeur des Écoles d’évangélisation Saint-André compare la pédagogie de la foi à une « partie de football qui se joue en deux temps » : « la première mi-temps, la première Annonce. La seconde : la catéchèse et la théologie » : « les évangélisateurs jouent la première mi-temps, les catéchistes et les maîtres la seconde ». Or il y a un problème : « la première Annonce joyeuse » a été abandonnée il y a cinq siècles. Aujourd’hui, seule reste la seconde mi-temps, c’est-à-dire les sacrements, les dogmes et les catéchismes ». Certes, ce second temps est bon, mais seulement « s’il arrive après la re" data-scaytid="13">1re Annonce, pas avant, et surtout pas à sa place » !
En ce sens, dit-il « le problème n’est pas que l’Église n’évangélise pas, mais que ce soient des “non évangélisés” qui évangélisent  », c’est-à-dire que certains évangélisateurs n’ont pas encore « d’expérience personnelle de l’amour de Dieu ». « Paul a échoué à l’Aéropage car il a parlé de la Résurrection mais non de Jésus ressuscité, alors que Pierre a obtenu une abondante pêche à Jérusalem “il a blessé le cœur de ses auditeurs” avec l’épée de l’Esprit », conclut-il.

Pour M. Sunny, fondateur du mouvement "Jesus Youth" en Asie, il y a « urgence à former les jeunes à être missionnaires », car ils sont trois milliards dans le monde. De plus, l’évangélisation des laïcs est « l’outil le plus efficace pour l’évangélisation du monde » car « plus que tout autre groupe de l’Église, ils sont dans le monde et engagés dans tous les secteurs ». L’Église doit « reconnaître et encourager » de tels missionnaires laïcs, qui ont parfois « abandonné leur travail à temps plein pour servir en tant que missionnaires  » et qui sont « armés de compétences professionnelles et d’un meilleur accès aux lieux séculiers ». « L’émergence de ces mouvements ecclésiaux et des missionnaires laïcs », dont de plus en plus sont « missionnaires laïcs à temps plein » illustre combien ils sont devenus « indispensable à la nouvelle évangélisation »

Pour Marc et Florence de Leyritz, des Cours-Alpha France, il est important de respecter ce que disait Paul VI dans Evangelli Nuntiandi, concernant les 3 grands processus qui structurent l’évangélisation :
« 1) une évangélisation première vécue comme un temps de conversion initiale permettant une rencontre personnelle du Christ ;
2) la formation de disciples favorisant l’apprentissage de la vie chrétienne ;
3) le développement de leaders par la reconnaissance du potentiel missionnaire des laïcs et leur déploiement au sein de l’Église et de la société. Ces étapes de l’incroyance à la sympathie, de la sympathie à la conversion, de la conversion à la vie de disciple, et de la vie de disciple à la mission ».