« Le cœur de Dieu miséricordieux parle au cœur de l’homme »

16 octobre 2012

Deuxième semaine

Lors de cette deuxième semaine, qui correspond à la semaine mondiale des missions, le travail des Pères consiste à commencer la préparation des « Propositions » à remettre au pape Benoît XVI. Les conventions générales se poursuivent.

Le patriarche, Fouad Twal, patriarche de Jérusalem des Latins et président de la Conférence des évêques latins dans les régions arabes (C.E.L.R.A.), a souligné que « le pèlerinage aux Lieux Saints et aux “pierres vivantes” est un excellent moyen pour raviver notre foi » car il est « une occasion de rencontre personnelle et incarnée avec la personne de Jésus ». « La nouvelle évangélisation, pour être moderne et efficace, doit repartir de Jérusalem », c’est-à-dire « de la première communauté chrétienne ancrée dans la personne du Christ, ayant une cause pour laquelle elle était disposée à affronter tout sacrifice jusqu’au don même de la vie ».

Pour le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, président du Conseil pontifical « Justice et Paix », « il est urgent de mettre en œuvre une nouvelle évangélisation du social », parce que le social est un « instrument efficace » de l’évangélisation. C’est pourquoi « l’étude de la doctrine sociale de l’Église » dans la formation, autant des séminaristes que des fidèles est importante.

Pour le pasteur Tunnicliffe, Secrétaire général de l’Alliance évangélique mondiale, l’évangélisation est « la proclamation en paroles et en actions de l’œuvre de Salut de Jésus-Christ « : elle est donc au « centre » de l’identité chrétienne qui ne peut se concevoir « sans un engagement radical en faveur de l’évangélisation du monde ». Les évangéliques apprennent « comment mener l’évangélisation à la manière de Jésus » c’est-à-dire « comment proclamer le salut qui vient de Dieu et les implications de cette proclamation pour la transformation de la société ».

Le Cardinal VEGLIÒ, de la Pastorale des Migrants a ajouté que « La sphère de la souffrance et de la solidarité est un espace pour le témoignage de la foi dont le défi principal consiste à savoir conjuguer évangélisation explicite et promotion humaine. »

gr" data-scaytid="13">Mgr Nikola Eterovic, secrétaire général du synode des évêques a déclaré : « La source du synode c’est la prière » : elle est si importante qu’une chapelle a été installée juste à côté de la salle synodale, signe de communion et de collégialité ».

Le Cardinal Odilo Pedro Scherer, archevêque de Sao Paulo au Brésil a rappelé le grand trésor qu’est « le témoignage et l’intercession des Saints, c’est une immense ressource » : il faut « des évangélisateurs qui aient une profonde expérience de foi, nourrie par la communion avec Dieu ». Or les saints sont « fascinés » par ce “Mystère de la foi”, c’est-à-dire par « le Dieu-Trinité même, qui s’est fait proche de nous par l’intermédiaire de Jésus Christ ». Ils sont donc « les évangélisateurs les plus efficaces » parce qu’ils sont « de vrais disciples et missionnaires de Jésus ». Ainsi ils sont pour les chrétiens des « intercesseurs », des « exemples de vie », tandis que leurs lieux de vie sont « des lieux de foi et de consolation ».

Le Cardinal Stanislas Dziwisz, archevêque de Cracovie, a tenu à proposer une voie sûre pour l’évangélisation, « celle d’un cœur à cœur avec Dieu car le cœur de Dieu miséricordieux parle au cœur de l’homme ». « L’homme contemporain est “prisonnier d’un monde qui a pratiquement supprimé la question de Dieu de son horizon”. Aider l’homme à sortir du “désert intérieur” » d’une manière efficace en annonçant la miséricorde de Dieu, touche le cœur de l’homme renfermé sur lui-même, empêtré dans le péché et dans une apparente autosuffisance, mais à la recherche du sens de la vie et de motifs d’espérance ».
Il souligne l’efficacité de cette voie aussi pour la formation des nouveaux évangélisateurs. 

Le Père Julián CARRÓN, Président de la Fraternité de Communion et Liberation, propose un chemin assuré pour rejoindre le cœur de l’homme : nous savons que le cœur de l’homme est fait pour l’infini, qu’il est habité par l’attente d’un accomplissement. Car aucun faux infini ne parvient à le satisfaire. À cette attente ne saurait répondre une doctrine, un ensemble de règles, une organisation, mais plutôt un événement, l’expérience d’une rencontre avec des personnes pour qui le Christ est une réalité si présente qu’elle change leur vie”. “Une foi qui ne peut être trouvée dans l’expérience présente et confirmée par elle, capable de répondre à ses besoins, ne sera pas une foi en mesure de résister dans un monde où tout, tout, dit le contraire”.
 
gr" data-scaytid="45">Mgr Launay Saturné, évêque de Jacmel, en Haïti, attend beaucoup du Synode pour son pays. « Notre peuple a beaucoup souffert mais espère. Jean-Paul II en visite en 1983 avait parlé de la NE : nous les haïtiens, nous prenons cet appel au sérieux car aujourd’hui, après le tremblement de terre, il faut non seulement construire et reconstruire les bâtiments détruits, il faut la reconstruction de l’homme haïtien. Il faut une évangélisation de l’intérieur et de l’extérieur et comme ça on aura une reconstruction intégrale. Le message passe par la proclamation de la Parole de Dieu mais cela ne suffit pas, il faut l’évangélisation par le témoignage pour rendre plus fort l’Eglise et évangéliser les non-valeurs. »