Le peuple de Dieu attend des évêques et des prêtres qu’ils soient « des maîtres de sainteté » !

19 octobre 2012

Plusieurs interventions ces derniers jours ont souligné le rôle primordial des prêtres dans la Nouvelle Evangélisation et en même temps une nécessaire « conversion pastorale » dans la façon d’exercer leurs responsabilités.

gr" data-scaytid="1">Mgr Javier Echevarria Rodriguez, prélat espagnol de l’Opus Dei a insisté avec vigueur : les laïcs attendent des évêques et des prêtres qu’ils soient « des maîtres de sainteté » donc des hommes qui « prient avec foi, qui aiment passionnément l’Eucharistie et la Confession ». Il exhorte les prêtres à « s’asseoir habituellement dans le confessionnal » et à « soigner leur prédication qui est « beaucoup plus efficace » si « on vit ce que l’on dit et on prêche ce que l’on vit  ».

gr" data-scaytid="6">Mgr FERRÃO, Archevêque de Goa et Damão (INDE) insiste
« Cela nécessite un nouveau type de leadership, en particulier de la part des prêtres qui, évitant tout signe d’attitudes dominatrices et arrogantes, doivent suivre Jésus en offrant une direction humble, généreuse, capable d’inciter et d’encourager. »

gr" data-scaytid="11">Mgr Dominique REY, évêque de Fréjus-Toulon a rappelé que « l’évangélisation a pour finalité la conversion des hommes, c’est-à-dire l’accueil du Christ. Elle implique des changements pastoraux pour passer d’un christianisme de tradition à un christianisme d’adhésion personnelle à Jésus Christ et d’engagement missionnaire. Pour que la nouvelle évangélisation ne se résume pas à un slogan ou à un catalogue d’actions, pour qu’elle ne soit pas asphyxiée par l’immobilisme, la bureaucratie ou le cléricalisme, il s’agit adopter un “un nouveau style de vie pastorale” par un travail de sanctification personnelle, par une intelligence ecclésiale et théologique du renouveau missionnaire, par un apprentissage sur une nouvelle manière d’exercer leurs responsabilités. »
 
gr" data-scaytid="17">Mgr John WONG SOO KAU, Archevêque de MALAISIE relève que « les scandales, un leadership de mauvaise qualité, les styles de vie matérialistes et la perte du zèle pastoral comptent parmi les risques de la mission évangélisatrice des pasteurs. La vie presque monastique, intellectuelle et confortable dans les séminaires a échoué dans la formation de pasteurs compétents et réceptifs face aux besoins des gens, » il faut donc revoir cette formation.

Le cardinal Alencherry d’Inde souligne le besoin d’une « auto-évaluation  » au sein de l’Église. « Les vies et ministères des prêtres, des consacrés sont devenus plus fonctionnels que spirituels et ecclésiaux », déplorant que « la formation des prêtres et du personnel religieux tende à les rendre fonctionnaires, plutôt que missionnaires enflammés par l’amour du Christ ».

Le Cardinal Mauro Piacenza, préfet du dicastère, annonce qu’il va suggérer chaque mois pour les prêtres, durant l’Année de la Foi, quelques éléments de réflexion, pour soutenir leur ministère afin de lui donner « un horizon dilaté « jusqu’au Ciel ».