« Le premier but des ordres religieux est d’apporter le kérygme, l’Évangile, à un monde perdu ».

24 octobre 2012

Synode troisième semaine

Retrouver l’élan missionnaire des fondations et ordres religieux, soigner la liturgie pour y vivre une expérience intense de Jésus, autant de propos stimulants pour cette dernière semaine. Les rapporteurs et secrétaires du Synode ajustent la rédaction du Message qui sera transmis au Pape.

 

 

Le cardinal Toppo, Président de la Conférence épiscopale d’Inde a appelle les « ordres religieux » à être « à nouveau missionnaires » pour « reprendre l’oeuvre d’évangélisation et de transmission de la foi, en collaboration avec les évêques locaux ».
Rappelant leur « travail extraordinaire et mémorable » dans l’histoire de l’évangélisation, il les invite à retrouver leur propre élan missionnaire alors que « de nombreux groupes de jeunes et de nouveaux mouvements ecclésiaux relèvent aujourd’hui ce défi ».
Soulignant le « travail excellent et indispensable de vos ordres pour pourvoir aux besoins matériels de l’humanité  », il leur a rappelé que « le premier but de leur fondation est d’apporter le kérygme, l’Évangile, à un monde perdu ».
 
Pour gr" data-scaytid="3">Mgr Geraldo Lyrio Rocha, archevêque de Mariana au Brésil, la liturgie est « une école catéchétique », une opportunité pour « faire en sorte que l’on puisse vivre une expérience intense de Jésus » « au moyen de signes sensibles  », de la « la beauté envoûtante et contagieuse du mystère » qui doit être exprimé « dans toute sa force ». Ainsi la liturgie peut être « réellement évangélisatrice » devenant « un temps fort de l’expérience de Dieu, d’un Dieu vivant et vrai, source de force nouvelle et rénovatrice qui donne au chrétien la joie et l’espérance ». La nouvelle évangélisation selon lui « dépendra en large mesure de la capacité de faire de la liturgie la source de la vie spirituelle ».
 
Enfin, le cardinal Vallini, vicaire général de Benoît XVI pour le diocèse de Rome, a appelé les paroisses à évangéliser. La paroisse est « le lieu ecclésial le plus capillaire, le plus proche, le plus accessible au peuple » mais elle est aujourd’hui « majoritairement engagée dans le souci du troupeau », « elle offre des services religieux à ceux qui le lui demandent, mais elle a des difficultés à s’ouvrir à une pastorale d’évangélisation ». C’est pourquoi il a invité à une « conversion pastorale ».
 
Pour le cardinal Njue, archevêque de Nairobi au Kenya, ceux qui enseignent le Christ, catéchistes, pasteurs ou théologiens « n’ont d’autre choix que de devenir des saints et de ne pas être seulement des professeurs de la vérité ». La foi commence par la « crédibilité » du croyant. « Il n’est pas suffisant d’être appelés chrétiens ; nous devons l’être à travers notre témoignage » car la foi est un « grand engagement » dans les actes et « non seulement sur la base des intentions. »