Les trois conditions de l’évangélisation selon le pape François

21 mai 2014

Intervention du 8 mai 2014

Docilité à l’Esprit-Saint, dialogue, confiance en Dieu, voici les trois axes développés par le Pape François. (Source : Zenit, 8 mai 2014)

 

 

La docilité à l’Esprit Saint, le dialogue avec les personnes pour comprendre où elles en sont, et la confiance en Dieu, qui est l’Evangélisateur, sont les trois conditions indispensables de l’évangélisation, a expliqué le pape François lors de la messe de ce jeudi 8 mai, en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, justement, consacrée à l’Esprit Saint.
 
« Celui qui fait l’évangélisation, c’est Dieu », a rappelé le pape, selon la synthèse publiée par L’Osservatore Romano et Radio Vatican. Le pape commentait la lecture des Actes des Apôtres qui racontent comment l’apôtre Philippe va sur la route de Gaza et rencontre l’intendant de la reine d’Ethiopie. Ce sera le premier baptisé de cette nation.
 
Première condition de l’évangélisation : la docilité
 
La docilité de Philippe à l’Esprit Saint le fait quitter ses occupations pour se rendre sur la route de Gaza où passe le char, explique le pape : « Philippe obéit. Il est docile à l’appel du Seigneur (…). Sans cette docilité à la voix de Dieu, personne ne peut évangéliser. Personne ne peut annoncer Jésus Christ : au mieux, il s’annoncera lui-même. C’est Dieu qui appelle Philippe et qui le met en chemin ».
 
Deuxième condition : le dialogue
 
« C’est un dialogue que l’Apôtre a la délicatesse de commencer en respectant la sensibilité spirituelle de son interlocuteur » en train de lire – comme cela se faisait alors, à haute voix - le prophète Isaïe, qu’il n’arrive pas à comprendre. « On ne peut pas évangéliser sans dialogue. On ne peut pas. Il faut commencer à partir de là où la personne à évangéliser, se trouve », a fait observer le pape.
 
Il va lui-même au-delà des objections de son auditoire : « Mais, mon père, comme cela on perd tellement de temps, parce que chacun a son histoire, ses idées » ; Il répond à l’objection : « Perd ce temps ! » à l’image de Dieu : « Plus Dieu a perdu de temps à créer le monde, plus il l’a bien fait ! »
Du dialogue naît chez le fonctionnaire de la reine le désir du baptême : un plan d’eau et Philippe le baptise.
 
Troisième condition : la confiance en Dieu
 
C’est Dieu qui suscite l’évangélisation et la mène à son terme, explique le pape. Ainsi, par ce sacrement, « Philippe remet l’Ethiopien dans les mains de Dieu et de sa grâce » et « le ministre éthiopien sera en mesure de communiquer la foi ».
 
Il souligne cette source de liberté spirituelle du chrétien, tout le contraire de la « bureaucratie », en donnant ce point d’examen de conscience : « La grâce est plus importante que toute la bureaucratie. Tant de fois, nous, dans l’Eglise, nous sommes une machine à fabriquer des empêchements pour la personne ne puisse pas arriver à la grâce ! Que le Seigneur nous aide à comprendre cela ».