Ouverture du synode ce 7 octobre 2012

8 octobre 2012

« Invoquons une effusion spéciale de l’Esprit Saint » : extraits de l’Homélie de Benoît XVI à l’ouverture du Synode.

Ce dimanche à Rome, Benoit XVI a ouvert le Synode sur le Nouvelle Evangélisation en présence de 262 pères synodaux, le plus grand nombre de l’histoire de ces assises.

Extraits de l’Homélie de Benoît XVI à l’ouverture du Synode
« La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne répond à une orientation programmatique pour la vie de l’Église, de tous ses membres, des familles, des communautés, et de ses institutions.
(…). L’évangélisation, en tout temps et en tout lieu, a toujours comme point central et d’arrivée Jésus, le Christ, le Fils de Dieu et le Crucifié est le signe distinctif par excellence de celui qui annonce l’Évangile : signe d’amour et de paix, appel à la conversion et à la réconciliation.
(…). L’Église existe pour évangéliser. Fidèles au commandement du Seigneur Jésus Christ, ses disciples sont allés dans le monde entier pour annoncer la Bonne Nouvelle, en fondant partout les communautés chrétiennes.
(..) À des périodes historiques déterminées, la divine Providence a suscité un dynamisme renouvelé de l’activité évangélisatrice de l’Église. Le nouveau dynamisme de l’évangélisation produit une influence bénéfique, d’une part, la missio ad gentes, c’est-à- dire l’annonce de l’Évangile à ceux qui ne connaissent pas encore Jésus Christ, et, d’autre part, la nouvelle évangélisation, orientée principalement vers les personnes qui, tout en étant baptisées, se sont éloignées de l’Église, et vivent sans se référer à la pratique chrétienne. (…) La Nouvelle évangélisation ne doit diminuer ni l’élan missionnaire au sens propre (ad gentes), ni l’activité ordinaire d’évangélisation dans nos communautés chrétiennes. En effet, les trois aspects de l’unique réalité de l’évangélisation se complètent et se fécondent réciproquement.
(..) Cette nouvelle évangélisation (doit) favoriser (chez qui ne connaissent pas Jésus-Christ) une nouvelle rencontre avec le Seigneur, qui seul remplit l’existence de sens profond et de paix
(…) Le mariage en lui-même est un Évangile, une Bonne Nouvelle pour le monde d’aujourd’hui, particulièrement pour le monde déchristianisé. Il y a une correspondance évidente entre la crise de la foi et la crise du mariage. Le mariage est appelé à être non seulement objet, mais sujet de la nouvelle évangélisation comme cela se vérifie déjà dans de nombreuses expériences, liées à des communautés et mouvements, mais se réalise aussi de plus en plus dans le tissu des diocèses et des paroisses.
(…) Les saints et les saintes fleurissent parmi les missionnaires généreux qui annoncent la Bonne Nouvelle aux non-chrétiens, traditionnellement dans les pays de mission et actuellement en tout lieu où vivent des personnes non chrétiennes.
(…) On ne peut pas parler de la nouvelle évangélisation sans une disposition sincère de conversion . Se laisser réconcilier avec Dieu et avec le prochain (cf. 2 Co 5, 20) est la voie royale pour la nouvelle évangélisation. C’est seulement purifiés que les chrétiens peuvent retrouver la fierté légitime de leur dignité d’enfants de Dieu, créés à son image et sauvés par le sang précieux de Jésus Christ, et peuvent expérimenter sa joie afin de la partager avec tous, avec ceux qui sont proches et avec ceux qui sont loin. »
 
Prions donc d’autant plus l’Esprit-Saint pour tous les membres du synode comme Benoit XVI y a appelé ce jour toute l’Eglise : « Invoquons une effusion spéciale de l’Esprit Saint », une invitation rare sous cette forme ‘urbi et orbi’ avant un synode qui rappelle la prière de Jean XXIII pour « une nouvelle pentecôte » à la veille du concile Vatican II comme l’indiquait dimanche l’agence ZENIT.
Texte de l’homélie de Benoit XVI pour l’ouverture du Synode.