« Raviver dans toute l’Eglise cet élan positif, ce désir d’annoncer à nouveau le Christ à l’homme contemporain »

11 octobre 2012

4e jour du Synode : Ouverture de l’Année de la foi

Au cœur de la première semaine de travail du Synode, l’Année de la foi a été inaugurée ce jeudi, lors d’une messe solennelle sous le signe du 50e anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II.
Quelques 20000 personnes ont participé à la célébration qui a été l’occasion d’étrenner les textes liturgiques d’une nouvelle messe : une messe votive pour la nouvelle évangélisation.

Voici quelques extraits de l’homélie de Benoit XVI :
 
Cette célébration est enrichie par quelques signes spécifiques, la procession initiale qui rappelle la procession inoubliable des Pères conciliaires ; l’intronisation de l’Evangéliaire, copie de celui-là même qui a été utilisé durant le Concile ; les sept Messages finaux du Concile ainsi que le Catéchisme de l’Église catholique que je remettrai à la fin de la Messe. Ces signes nous invitent à entrer plus avant dans le mouvement spirituel qui a caractérisé Vatican II, pour se l’approprier et lui donner tout son sens.
 
C’est pourquoi je considère que la chose la plus importante...est de raviver dans toute l’Eglise cet élan positif, ce désir d’annoncer à nouveau le Christ à l’homme contemporain.
 
Et le Pape précise :
Pour cette raison, j’ai insisté à plusieurs reprises sur la nécessité de revenir à la lettre du Concile, c’est-à-dire à ses textes, pour en découvrir aussi l’esprit authentique. Et j’ai répété que le véritable héritage du Concile réside dans ses documents, … qui permettent d’en saisir la nouveauté dans la continuité. …
 
Les pères conciliaires entendaient présenter la foi de façon efficace, ils étaient sûrs de leur foi, de la solidité du roc sur lequel ils s’appuyaient. En revanche, durant les années suivantes, beaucoup ont accueilli sans discernement la mentalité dominante, mettant en discussion les fondements même d’un dépôt de la foi qu’ils ne ressentaient malheureusement plus comme leur dans toute leur vérité".
 
Benoit XVI poursuit :
Ces dernières décennies une « désertification » spirituelle a progressé. Mais c’est justement à partir de l’expérience de ce désert, que nous pouvons découvrir de nouveau la joie de croire, son importance vitale pour nous. Dans le désert on redécouvre la valeur de ce qui est essentiel pour vivre. Et dans le désert il faut surtout des personnes de foi qui, par l’exemple de leur vie, montrent le chemin vers la Terre promise et ainsi tiennent en éveil l’espérance.
 
Et il conclut par ces mots :
Aujourd’hui plus que jamais évangéliser signifie rendre témoignage d’une vie nouvelle, transformée par Dieu, et ainsi indiquer le chemin...