Au delà de l’aide matérielle, il faut « donner » Dieu

15 décembre 2017

« Lors de mon baptême, j’ai reçu une douche de douceur, d’amour et de tendresse. »

Nous sommes en Terre Sainte, et Carine est baptisée dans les eaux du Jourdain, elle a vingt cinq ans, est issue d’une famille anticléricale.
Elle réalise alors qu’elle a vécu vingt cinq ans de filiation coupée, sans savoir qu’elle a un Père qui l’aime.
Puis après quelques années en aide humanitaire, dans des camps de réfugiés, elle comprend qu’au delà de l’aide matérielle il faut donner Dieu, qu’il y a une nécessité à donner un soutient spirituel.
Elle part alors en mission pour être une lumière d’espérance et donner cette présence de gratuité et de compassion. En Irak, elle propose aux chrétiens de trouver un lieu de paix pour mieux rebondir. Elle construit des oratoires pour que chacun puisse rencontrer Jésus vivant dans son cœur.
Elle se demande comment permettre aux enfants de recevoir ce qu’elle n’a pas reçu.
« Dieu prends mon histoire et fait y fleurir ce qui a manqué. »

Elle s’en va, trois à huit mois par an, donner son soutient spirituel. La mission est le prolongement de son intimité avec le Christ : sans Dieu, pas de mission. Elle se souvient d’une homélie de Mgr Cattenoz : « être saint c’est se remplir de l’Esprit Saint, trouver sa place dans le corps du Christ, être missionnaire. »

Et parfois, quand on est seul face à l’impossible (dans un pays en guerre, dont on ne parle pas la langue) on est si petit, si pauvre qu’on dit Seigneur, aide-moi et il nous donne la Grâce. Cela nous pousse et nous porte à aller plus loin.

Les fruits ? Il y a ceux que l’on voit et les autres, qu’importe, l’essentiel est de semer.
« Ce sont les enfants qui m’ont évangélisée. »
Carine nous demande de prier pour elle.

Vous pouvez aussi la soutenir : voir le flyer.

D’après le témoignage de Carine Neveu, laïque consacrée de la communauté de l’Agneau, à la fête « Faites des disciples 2017 »