La raison est au service de la foi

31 mars 2020

Quand un navigateur se prépare pour la première fois à traverser l’océan, il s’assure d’être en bonne condition physique, par une certaine hygiène de vie, un entrainement régulier, une alimentation équilibrée. Savez-vous que certains d’entre eux vont jusqu’à se faire extraire les dents de sagesse pour parer à tout besoin d’intervention ?
Ces aventuriers des temps modernes ont ce rêve depuis longtemps, en explorent les facettes, tout leur être, tout leur cœur sont tournés vers leur objectif.
Ils seraient fous de le réaliser sans « savoir » et vont compenser leur éventuel manque d’expérience par un apprentissage soigné, approfondi, l’étude de l’histoire des grands aventuriers, des échanges avec leurs pairs, des études techniques : vents, courants, des maths de la physique…
Puis viendra l’inventaire des moyens la recherche de financement, la communication.
Ils vont ensuite préparer leur navire.
Cette métaphore marine nous montre que la clé de la réussite est ancrée dans la préparation, la qualité de celle-ci, une certaine ascèse et beaucoup de bons sens.
De la même façon, sommes-nous prêts à partir en mission ?
Sans tomber dans le travers de s’inventer 40 raisons pour ne pas entendre le Christ : « Allez, de toutes les nations, faites des disciples … » préparons nos corps par une hygiène de vie propre à nous permettre d’avoir énergie et force.
Ayons cœur et âme ancrés en Dieu par une vie faite de prière fidèle. Pour les religieux et prêtres, avec une régularité et un rythme différent de celui des laïcs. Pour autant dans les deux cas, c’est de la régularité et la fidélité que découlera la qualité.
Après la prière, j’évoquerai l’accompagnement spirituel ; Partir avec un plan ou une carte, c’est certes prudent, avoir la légende et les clés de lecture est mieux. C’est alors qu’être accompagné permettra de bénéficier du regard d’un tiers, d’un discernement. Un peu comme un garde-fou qui nous éviterai de nous égarer. Comme le ferai l’équipe support météo-route pour la course au large.
Viennent maintenant le sujet de la confession et des écritures. Le sacrement de réconciliation comme un ménage régulier. Quel navigateur pourrait se déplacer avec aisance, agilité et rapidité sur un pont encombré de drisses, écoutes et autres amarres en vrac ? Dans sa miséricorde, le Seigneur, par ce sacrement vient nous nettoyer et nous régénérer pour continuer la route.
Je termine avec la connaissance des écritures. Ecritures qui sont à la fois histoire et plus encore vie. Ecritures qui nous enseignent et nous éclairent sur le « maintenant » de ce que nous faisons, où nous allons. C’est en les lisant, en les étudiant en les méditant que nous pouvons en vivre, les partager et les proclamer.
La Parole est le aussi le phare qui malgré les marées, malgré la nuit, malgré les tempêtes va éclairer notre route, nous signaler les écueils et nous guider vers le Père.