Le courage, on en parle ?

31 mars 2020

Ce courage, dont l’extrémité ultime est de donner sa vie au sens propre, peut aussi prendre une forme plus simple, et pour autant, non moins courageuse.
C’est cette forme dont font preuve les Petites Sœurs de l’Agneau.
Je les ai rencontrées, faisant du stop devant les remparts d’Avignon. Comme ce n’est ni courant, ni inquiétant pour une femme seule, je les ai embarquées dans ma voiture. Elles allaient à l’entrée de l’autoroute pour rejoindre un rassemblement régional vers Marseille. Le peu de temps que dura le trajet suffit à m’édifier. Qui êtes-vous mes sœurs ? Témoins du mystère de l’Agneau, les petites sœurs de l’Agneau vont en pèlerins, priantes, pauvres et mendiantes dans les pas de saint Dominique et de saint François, à la rencontre des plus pauvres de ce monde pour que tous, riches et pauvres, reçoivent la Lumière de l’Évangile : Jésus, l’Agneau de Dieu - tendresse du Père pour les hommes.
Un point crucial de leur vie de prière est d’apprendre par cœur les Saintes Écritures.
Comme dit saint Jean dans l’Apocalypse, elles « dévorent » le livre. L’Évangile gardé dans le cœur avec Marie, vécu dans l’amour de Dieu et du prochain, nourrissant la prière, est une force de résistance victorieuse de tout désordre et de tout mal.Quelle confiance aussi, quel abandon à la providence ! Elles vont frapper de porte en porte, proposant la prière et mendiant le pain.
Le dernier point qui m’a frappé à l’occasion de ce voyage si court, c’est leur visage rayonnant, rayonnant davantage du Christ ressuscité que de l’Agneau immolé ? Je ne sais pas, rayonnant surement de cette vie de prière et de l’amour du prochain.
Véronique MARGUET