NOUS CROYONS QUE LA PRIERE SERA LE SOCLE DE NOTRE MISSION

31 mars 2020

 Notre Pape François le 20 octobre 2019 disait : « les chrétiens doivent pratiquer une prière fervente et incessante, condition indispensable à la mission. Les missionnaires sont d’abord des hommes et de femmes de prière »
Avec le Bienheureux Père Marie Eugène que nous fêtons ce mois ci, dépassons les difficultés classiques : 
Je n’ai pas le temps
C’est une question de hiérarchie des priorités. Il est essentiel de consacrer un temps quotidien à la prière. L’action de Dieu ne se fera sentir que si l’on y réserve au moins 30 minutes.
Je ne sens rien
« Une pelle de terrassier ne peut ramasser des ondes hertziennes ! » rappelle avec humour le père Marie-Eugène. Il veut dire par là que nos sens et notre intelligence ne sont pas adaptés pour percevoir l’amour divin, qui est d’ordre surnaturel.
Je suis distrait
L’oraison n’est pas indépendante du reste de notre vie. Aussi peut-on éliminer certaines distractions par une ascèse des sens, la pratique du jeûne par exemple. Il est nécessaire aussi de se pénétrer du Christ en lisant habituellement les Évangiles ou des œuvres spirituelles simples et sûres. L’oraison, a besoin de la vérité révélée pour se fixer sur Dieu.
Je suis encore distrait
Nous ne maîtrisons pas toujours notre imagination. Cela n’empêche pas que notre volonté, dont dépend l’acte de foi, continue d’adhérer à Dieu alors même que notre esprit vagabonde. Il faut au contraire ramener son attention à Dieu, par exemple en s’aidant d’un regard sur une icône familière ou d’une simple parole de confiance lancée vers Dieu.
Je ne suis pas assez intelligent
L’oraison est un mouvement de confiance et d’amour, dont même un jeune enfant baptisé est capable. Ce qui compte, c’est cet élan tout simple de foi et d’amour.
Je suis trop actif
Ce qui compte ce n’est pas de penser beaucoup, mais d’aimer. L’acte de l’oraison est un simple regard de foi aimante vers le Christ, non l’élaboration de considérations sur Dieu.
Je suis trop passif
Durant l’oraison, il ne suffit pas de s’asseoir et d’attendre que le temps passe. Nous avons à recueillir autant que possible nos sens, à tourner vers le Christ notre intelligence pour poser et renouveler les actes de foi et d’offrande de soi-même.
Je n’ai pas la bonne technique
L’attention au souffle peut apaiser l’esprit nerveux. La position du corps, aider au recueillement. Certains auront besoin de la musique du chapelet pour occuper la soif d’activité de leur esprit. Mais toutes ces techniques ne sont que des aides. Ce qui compte, c’est l’adhésion foncière de l’âme à Dieu.
Je n’y arrive pas
Dieu fait la plus grande part du travail. Il nous est alors seulement demandé « le désir de se livrer à la puissance diffusive de l’amour qui est en Dieu, qui est Dieu ». Cette disposition nous permet de durer dans l’oraison, même dans la sécheresse.
D’après Xavier Accart, PRIER